Back Market appelle à un standard de durabilité de 10 ans pour les appareils électroniques

23 septembre 2026


8 mins de lecture


Équipe de Communication de Back Market

Back Market appelle à inscrire dans la loi un standard de durabilité de 10 ans pour les appareils électroniques et lance Mine My Phone, une plateforme pédagogique d'intérêt général révélant les impacts environnementaux, humains et géopolitiques de l'extraction de matières premières nécessaires à leur fabrication.

Que se passe-t-il avant qu'un smartphone n'arrive entre nos mains ? Pour répondre à cette question, Back Market lance Mine My Phone, une plateforme pédagogique d'intérêt général qui révèle les impacts environnementaux, humains et géopolitiques de l'extraction de matières premières nécessaires à leur fabrication, à travers des données, des témoignages d'experts et des contenus documentaires.

Son lancement s'accompagne du rapport "Smartphones : le coût invisible de l'extraction des matières premières", une étude mondiale réalisée par Opinium pour Back Market ainsi que d'un appel à inscrire dans la loi un standard de durabilité de 10 ans pour les appareils électroniques - couvrant leur durée de vie, leur réparabilité et leur support logiciel.

Le coût caché des appareils technologiques

L'accès aux minerais critiques influence de plus en plus les relations internationales, les politiques commerciales et les enjeux de sécurité territoriale, alors que les États se livrent concurrence pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement des technologies de demain.

Chaque smartphone possède pourtant une empreinte liée à l'extraction des matières premières, qui reste largement invisible pour les personnes qui l'achètent :

  • Un smartphone de 200 g mobilise plus de 266 kg de matières premières[1].

  • Plus de 319 millions de tonnes de matières premières sont extraites chaque année pour fabriquer les smartphones vendus dans le monde[2].

  • Jusqu'à 80 % de l'empreinte carbone d'un smartphone est générée avant sa première mise en marche[3].

  • Le reconditionné permet d'éviter l'extraction d'environ 243 kg de matières premières par smartphone par rapport à un smartphone neuf[4].

Des appareils omniprésents, une histoire largement méconnue

Le rapport "Smartphones : le coût invisible de l'extraction des matières premières", une étude mondiale réalisée par l'institut indépendant Opinium pour Back Market, a été menée auprès de 6 000 consommateurs en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis, en Espagne et au Japon[6]. Elle vise à comprendre ce que les consommateurs savent, et ignorent, de la composition et de la fabrication de leurs appareils.

Les principaux résultats sont les suivants :

  • Plus de la moitié des personnes interrogées ne sont pas capables de citer une seule matière première présente dans leur smartphone.

  • Seule une personne sur quatre se dit certaine de savoir ce que contient son appareil.

  • Sept personnes sur dix n'ont jamais cherché à savoir d'où provenaient les matériaux utilisés pour le fabriquer.

  • Lorsqu'elles apprennent que plus de 200 fournisseurs interviennent dans le parcours d'un smartphone, de l'extraction des matières premières à la fabrication du produit fini, 38 % des personnes interrogées se disent choquées et 26 % inquiètes.

  • À l'échelle mondiale, 66 % des consommateurs soutiennent une législation obligeant les fabricants à proposer des appareils durables, réparables et accompagnés de mises à jour logicielles pendant au moins 10 ans.

  • Sept personnes sur dix déclarent que la preuve du recours au travail des enfants dans une chaîne d'approvisionnement pourrait influencer leur décision d'achat.[6]

Lancement de Mine My Phone

Pour contribuer à cette prise de conscience, Back Market lance Mine My Phone (www.minemyphone.com), une plateforme d'intérêt général qui révèle les coûts environnementaux, humains et géopolitiques liés à la fabrication des appareils électroniques. Son objectif est de contribuer à faire émerger un soutien public et réglementaire en faveur d'un standard de durabilité de 10 ans.

Mine My Phone a vocation à devenir une ressource de référence pour aider chacun à comprendre ce qui se cache derrière les technologies qu'il utilise, à faire des choix éclairés et à prendre part au débat public et réglementaire.

« Les citoyens ne peuvent pas faire des choix éclairés ni demander une évolution de la réglementation s'ils n'ont pas accès aux informations sur ce qui se passe avant qu'un appareil n'arrive entre leurs mains. Il s'agit avant tout d'un enjeu de transparence. Nous espérons que Mine My Phone deviendra une ressource de référence pour comprendre ce qui se cache derrière nos appareils et un point de départ pour nourrir le débat public et réglementaire. »

Thibaud Hug de Larauze, co-fondateur et président exécutif de Back Market

Faire durer les appareils : le combat historique de Back Market

Rendre visible ce qui se passe avant la mise en service d'un appareil n'est qu'une première étape. Depuis sa création, Back Market porte une conviction simple : la meilleure façon de réduire l'impact de la tech est de faire durer les appareils plutôt que d'en accélérer le remplacement.

C'est dans cette logique que Back Market appelle à faire de 10 ans une nouvelle durée de référence pour les appareils électroniques. Conserver un même smartphone pendant 10 ans, plutôt que le remplacer tous les 2,5 ans, permettrait d'éviter l'extraction d'environ 757 kg de matières premières par appareil.[5]

Atteindre ce standard suppose de faire évoluer plusieurs aspects du modèle : concevoir des appareils durables et réparables, garantir leur support logiciel dans la durée, faciliter l'accès aux pièces détachées et développer le réemploi et le reconditionnement à grande échelle. Cela implique les fabricants, les pouvoirs publics et les acteurs de l'économie circulaire.

« Si l'extraction est le coût de la technologie, la longévité en est le levier. Aucune entreprise ne peut créer seule l'appareil de 10 ans. Cela nécessite que les fabricants conçoivent différemment, que les pouvoirs publics légifèrent différemment et que les consommateurs changent leur regard sur les appareils qu'ils possèdent. »

Marie Castelli, Directrice du développement durable et des affaires publiques de Back Market

Le reconditionné constitue déjà une réponse concrète à cet enjeu : lorsqu'ils apprennent qu'un smartphone reconditionné permet d'éviter l'extraction d'environ 243 kg de matières premières par rapport à la fabrication d'un appareil neuf, 49 % des répondants déclarent qu'ils seraient davantage susceptibles d'en acheter un.[4][6]

Pour appeler les consommateurs à devenir des citoyens éclairés, Back Market soutient les initiatives en faveur de la longévité des appareils sur ses principaux marchés :

  • Union européenne : appeler à donner la priorité à la réparation et au réemploi dans les futures politiques d'économie circulaire ;

  • Royaume-Uni : contribuer à l'organisation d'un débat parlementaire sur les cycles de renouvellement des smartphones ;

  • États-Unis : soutenir les initiatives en faveur du droit à la réparation, qui obligent les fabricants à fournir aux propriétaires et aux réparateurs indépendants la documentation, les pièces détachées, les outils et les mises à jour nécessaires, à des conditions équitables et raisonnables.

Slow Tech Summit - Paris, 15 octobre 2026

Ces enjeux seront au cœur de la deuxième édition du Slow Tech Summit, organisée par Back Market à Paris le 15 octobre 2026. Ce rendez-vous ouvert au public proposera des tables rondes, des ateliers et une exposition autour de l'extraction, de la réparation et de la durée de vie des appareils.

À propos de Back Market

Back Market est l'une des principales marketplaces mondiales dédiées aux produits technologiques reconditionnés et vérifiés. Sa mission est de construire un monde qui fait davantage avec ce qui existe déjà, en prolongeant la durée de vie des appareils électroniques grâce à l'économie circulaire et à la réparation. Fondée à Paris en 2014, l'entreprise est présente dans 17 marchés. Plus de 38 millions d'appareils reconditionnés ont été vendus sur Back Market à ce jour, permettant d'éviter l'émission de 2,4 millions de tonnes de CO₂.

Notes aux rédactions

[1] ADEME, EFL Consulting, DDemain & Bureau Veritas (2022), Assessment of the environmental impact of a set of refurbished products. Cette étude estime à 266,7 kg la quantité de matières premières extraite pour fabriquer un smartphone de 200 g. https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/5833-assessment-of-the-environmental-impact-of-a-set-of-refurbished-products.html

[2] Estimation calculée à partir de 1,2 milliard de smartphones - donnée issue de l'IDC Worldwide Quarterly Mobile Phone Tracker - et de l'estimation ADEME de 266,7 kg de matières premières par smartphone. Le chiffre de plus de 319 millions de tonnes correspond donc aux matières premières extraites chaque année pour fabriquer les smartphones vendus dans le monde.

[3] Ferreboeuf, H., Efoui-Hess, M. & Verne, X. (2021, mars), Environmental impacts of digital technology: 5-year trends and 5G governance, The Shift Project. https://theshiftproject.org/app/uploads/2025/02/Environmental-impacts-of-digital-technology-5-year-trends-and-5G-governance_March2021.pdf

[4] ADEME, EFL Consulting, DDemain & Bureau Veritas (2022), Assessment of the environmental impact of a set of refurbished products. Le calcul des 243 kg de matières premières évités par smartphone reconditionné est fondé sur l'évaluation du coût en matières premières rapporté à la durée d'utilisation des appareils. https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/5833-assessment-of-the-environmental-impact-of-a-set-of-refurbished-products.html

[5] ADEME, EFL Consulting, DDemain & Bureau Veritas (2022), Assessment of the environmental impact of a set of refurbished products. Le calcul des 757 kg de matières premières évités en conservant un smartphone pendant 10 ans plutôt qu'en le remplaçant tous les 2,5 ans repose sur le coût en matières premières rapporté à la durée d'utilisation de l'appareil. https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/5833-assessment-of-the-environmental-impact-of-a-set-of-refurbished-products.html

[6] Smartphones : le coût invisible de l'extraction des matières premières, étude sur les perceptions des consommateurs commandée par Back Market et réalisée par Opinium auprès de 6 000 personnes interrogées en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis, en Espagne et au Japon, entre le 30 juillet et le 12 août 2026. L'échantillon a été redressé afin d'être représentatif en termes de genre, d'âge et de région ; les répondants ont été recrutés via un panel de recherche en ligne. Cette référence [6] couvre les données suivantes : 52 %, une personne sur quatre, sept personnes sur dix, plus de 200 fournisseurs, 38 %, 26 %, 66 %, ainsi que les 49 % de répondants davantage susceptibles d'acheter un produit reconditionné après avoir pris connaissance de l'impact sur l'extraction des matières premières.

Écrit par Équipe de Communication de Back Market

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